Quelles sont les caractéristiques psychologiques de personnes membres de groupes religieux qui inquiètent le citoyen et qui sont contestés par une partie de la société ? Ces personnes sont-elles marquées par une vulnérabilité préalable ? Ces groupes sont-ils néfastes pour la santé mentale et le bien-être de leurs membres, comme le laisse entendre la littérature anti-sectes ? Ou faut-il plutôt voir ces groupes comme de simples nouveaux mouvements religieux ? Consécutivement, quelles attitudes sociétales adopter face à ces réalités ? Contrôler encore plus de tels groupes, voire même prévoir une législation spécifique, pour protéger ces personnes contre toute atteinte à leur autonomie personnelle et pour garantir une sécurité optimale du citoyen ? Ou, au contraire, avoir une attitude ouverte et tolérante pour consolider la liberté d'expression et pour éviter la discrimination des groupes nouveaux par rapport aux grandes religions établies ? Telles sont les questions examinées par ce projet de recherche qui se distingue, entre autres, par l'inclusion de plusieurs études empiriques et par l'interaction entre connaissances psychologiques et normativité juridique sur un terrain controversé qui nécessite par excellence l'application du principe de précaution.
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