Qu’il s’agisse d’environnement, de santé publique ou d’alimentation, les biotechnologies sont omniprésentes dans notre société contemporaine. Leur place n’a fait que croître depuis notre entrée dans le 21ème siècle. Tous les jours, la télévision ou la radio, les journaux et les magazines nous parlent de clonage, de cellules souches ou d’organismes génétiquement modifiés.
Pourtant, les biotechnologies -et singulièrement la biomédecine et les OGM agroalimentaires- ne sont pas à mettre dans le même panier. Non seulement en termes techniques, mais également en fonction de la gestion publique qui en est réalisée. Que ce soit la régulation politique, la mobilisation de l’opinion publique ou l’organisation des leaders du secteur : beaucoup de facteurs les différencient.
Les régulations de la biomédecine et des OGM agroalimentaires sont à la croisée de trois logiques : sectorielle, nationale et internationale. Les spécificités nationales (Belgique, France en l’occurrence) permettent certains rapprochements entre les secteurs. Mais les décisions prises au niveau international, et tout particulièrement au sein de l’Union européenne, ne sont pas anodines. Qui plus est, le secteur biomédical est régulé de manière différente de celui des firmes dans l’agro-business. L’ouvrage montre comment un processus de régulation ouvert et conflictuel peut conduire à des politiques publiques plus restrictives. Il pose la question de la place de l’expertise scientifique, mais aussi de la représentation parlementaire et surtout des citoyens dans les délibérations démocratiques pour définir les politiques à risque.
| Ondertitel | Biomedecine et OGM agroalimentaires en Belgique et en France |
| Auteur/Red. | Schiffino N., Varone F. |
| ISBN | 9789038207995 |
| NUR | 950 - Technische wetenschappen algemeen |
| Pagina's | 299 |
| Editie | eerste druk |
| Jaar | 2005 |
